Hausse vertigineuse des prix : Encore un ramadan sans pitié !

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marché algérien
marché algérien

ALGÉRIE (Tamurt) – En théorie, bien sûr, le mois de ramadan est celui de la pitié, de la tolérance, de la « rahma » pour employer un terme très en vogue dans les milieux musulmans. Mais sur le terrain, c’est tout à fait au contraire que l’on assiste. En effet, depuis le premier jour de ramadan, les prix des fruits et légumes ont connu une hausse vertigineuse. Aucun légume et aucun fruit n’ont échappé à cette fièvre des prix.

C’est un constat sans appel valable dans les quatre coins d’Algérie et même en Kabylie. Si, en théorie, ce mois est sensé, à la base et fondamentalement,  être le mois de l’abstinence par excellence, en pratique, il n’ y pas une période dans l’année où la consommation de toutes sortes de produits alimentaires connait une si grande explosion.

Même les magasins qui vendent habituellement d’autres produits, en grande majorité, se sont convertis en magasin de vente « de tout ce qui se mange et se boit » comme les pâtisseries orientales, le pain traditionnel et le pain sucré, les boissons gazeuses et les boissons fruitées…

Donc, si l’on se réfère au principe de base du carême,  il n’est pas du tout respecté dès lors que le mois de ramadan est tout sauf celui de l’abstinence. Autant de contradictions qui s’ajoutent bien entendu au fait que le mois de ramadan est aussi celui où les algériens, de manière générale,  travaillent le moins et donc produisent le moins.

Sans compter un autre phénomène grave qui revient chaque année : en effet, la majorité des citoyens ont les nerfs à fleur de peau. Le nombre de bagarres et d’échanges d’invectives à voix haute, bien sûr, battent tous les records du reste de l’année. Il s’agit là d’un constat qui fait l’unanimité. Pourtant, on continue de jeûner tout en criant haut et fort que le mois de ramadan est celui de la « rahma ». Si c’est cela « la rahma », on se demande quelle serait donc l’absence de la « rahma » ?

Tarik Haddouche