Il est né du mensonge et vit avec : Ouyahia, le modèle déposé algérien de la forfaiture

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ALGERIE (Tamurt) – Alger, le bunker du pouvoir et ses fidèles serviteurs, départagent, remodèlent, retouchent les limites géographiques en fonction des besoins de leur politique du mensonge.

Cette fois-ci, c’est le personnage le plus honni de l’Etat algérien, qui tente de perpétuer cette politique du mensonge. Il essaye de cacher la périlleuse politique qu’il prône depuis 3 décennies. Plus de 200 milliards de dollars gaspillés sans résultats. Ahmed Ouyahia, le fraudeur en chef, le menteur professionnel, le pantin s’emploie, pour cette fois, à se mettre dans la peau de la victime.

« Je dérange », a-t-il déclaré, devant une assistance de journaliste acquise au charme des canulars officiels, et donnant ainsi corps aux galéjades du régime, Ahmed Ouyahia, le mercenaire, a, toute honte bue, asséné que des cercles du pouvoir veulent sa tête. Pourtant ! C’est bien lui qui assure, mieux que quiconque, la survie à ce système, construit sur le mensonge. Il invente encore un autre mensonge en se présentant comme une victime de l’argent sale que le système, dont il est le pion, recycle, y compris pour amoindrir la portée des opposants. Ouyahia, le personnage idéal formé dans les laboratoires du mensonge de l’Etat algérien, propulsé à la chefferie du gouvernement depuis 1995 par Liamine Zeroual, sait que les Algériens lui vouent une haine acerbe. Cette inimitié et antipathie va crescendo à chaque fois que sa langue se délie pour faire sortir les fumisteries dont il est le seul à détenir le secret. Lui qui joue tous les rôles: de l’opposant futile au fidèle commis du régime, en passant par le porte-voix de la junte, Ouyahia manie mieux que tous les autres l’art de la roublardise.

Bon zouave sournois et méprisant, toutes ses sorties ressemblent à un jeu de cartomancien, vu que ses mensonges n’ont pas de limites ni de retenue. Ni politique économique, ni politique sociale, Ouyahia n’est premier ministre que pour assouvir une soif personnelle, celle d’être toujours aux cotés de ses chefs pour mieux les servir et assurer sa mission de musellement de la société.

Il attaque, diffame, invective et se retourne sans état d’âme. C’est le propre des hommes à la lâcheté chevillée au corps et aux principes livrés à la forfaiture. Il assure la défense avant de se rétracter sans même reconnaître son avant dernière position.

Loin de constituer un vrai élément du rapport de force au sein du système qui le gère, il désigne celui-ci comme son adversaire, juste le temps d’une rencontre avec une presse qu’il a soumise par la force et le chantage.
« Agujil n-wawal », n’est pas à sa dernière cocasserie. Il en commettra d’autres, tant qu’il n’a pas répondu de ses actes devant les Algériens, qu’il considère comme mineurs.

Si l’Exécutif qu’il dirige a échoué, qu’attend-t-il pour remettre le tablier et demander des excuses? Sa reconduction serait une affirmation du maintien du statu-quo qu’il défend. Il sera le responsable de ce qu’il adviendra de l’Algérie maintenant que la Kabylie a pris son destin et tracé son chemin vers la liberté. Les Algériens, restés indécis sur son cas, comprendront que sa lâcheté légendaire ne paye qu’avec un système bâti sur le mensonge et la trahison.

Amnay Ait Ifilkou