Incendie – Feu de la forêt de Yakouren : un coup très dur pour le singe magot

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La forêt de Yakouren, plusieurs fois centenaire, présente à présent un aspect hideux. Il n’a pas lieu désormais de parler de « forêt » à présent. Les flammes l’ont sévèrement ravagée au début de cette semaine.

Peu importe de savoir si ce désastre écologique est d’origine criminelle ou non. Ce qui est certain en revanche, c’est que ça été très dur pour le singe magot qui, durant des siècles, a fait de la forêt de Yakouren son habitat naturel.
Ces primates, habitués d’ailleurs à la présence de l’homme, ont été contraints de fuir vers des régions plus clémentes même si bon nombre d’entre eux, à l’instar d’autres espèces animales comme le sanglier, le lièvre, les rongeurs et les reptiles ont péri dans les flammes. Des témoins oculaires ont rapporté que les primates, les femelles notamment avec leurs bébés sur le dos, n’arrêtaient de pousser des cris de détresse, semblables à ceux des hommes.
Par bandes entières, les singes cherchaient désespérément à trouver refuge auprès de la célèbre fontaine fraîche. Les pauvres bêtes cherchaient à se désaltérer et se mouiller le corps pour se débarrasser de la fumée qui les suffoquaient. Et en cette douloureuse circonstance, les singes de la forêt de Yakouren se sont plus que jamais rapprochés des hommes, sans doute désireux de trouver protection chez eux.

Devant ce spectacle épouvantable, beaucoup de personnes ont pleuré devant la détresse de ces primates. Ce qui a surtout attiré l’attention des témoins, c’est le comportement des guenons. En dépit du danger qui les menaçait elles aussi, pas une n’a laissé son petit à l’abandon. Chacune de ces tendres mamans accrochait avec force et tendresse son petit à elle et cherche à fuir les flammes toujours menaçantes.

Si les pyromanes venaient à voir ces primates « pleurer » et pousser des cris de détresse comme des êtres humains, ils réfléchiraient sans doute longtemps avant d’allumer leur briquet devant une souche d’un chêne.