La Kabylie a boudé les élections dites « locales »

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KABYLIE (Tamurt) – Concernant les 47 sièges de l’APW, ils ont été convoités par neuf (09) partis politiques à savoir le RCD, FFS, FLN, RND, PT, MSP, MEN, RPR et le MPA. Il n’en demeure pas cependant que même si le taux de participation à ce scrutin qui ne fait pas vraiment honneurs aux concurrents, le partage des strapontins a été opéré. La sanction de l’urne a donné les résultats comme suit :
APC : Le RCD= 24, FFS=15, RND=07, FLN=05, Indépendants=05, MPA=03 et FAN (Front de l’Algérie Nouvelle)=0I.

APW : 17 sièges pour le FFS, 16 pour le RCD, et le FLN et le RND, 07 sièges chacun.

Avec de tels résultats, il est clair que la Kabylie a, encore une fois, boudé les élections. Il paraît clair également qu’il ne faut pas attendre des miracles de la future APW. Non pas que les quatre partis politiques la composant sont mauvais mais le mauvais vient justement du fait qu’ils soient réunis les quatre autour des leviers de commande.

Cela veut dire que si l’un des quatre venait à faire une proposition, même de bon sens, les trois autres s’arrangeraient pour la mettre au placard. Il est connu qu’en Algérie, en Kabylie particulièrement, la mission d’un parti politique n’est pas d’assurer une complémentarité dans les idées mais de mettre les bâtons dans les roues chez le parti adverse.

On peut parier son salaire sans risque de le perdre que si on laissait un seul parti politique exécuter son programme le temps d’un mandat, les résultats ne seraient que meilleurs. Que peut-on dire alors lorsqu’il s’agit de quatre partis réunis autour d’une même table ? Et surtout lorsqu’on sait que le FFS et le RCD sont en guerre de tranchées et le FLN et le RND sont également prêts à s’étriper. Dans pareilles conditions, il faut pas espérer un changement positif en matière de développement dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Il va sans dire enfin que tout laisse à croire que de tels piètres résultats ont été longuement réfléchis et préparés dans les laboratoires. En tout cas le foisonnement soudain de partis politiques plaide pour une telle thèse.

Saïd Tissegouine