La thèse de « qui tue qui ? » en Algérie est finalement fiable

10

ALGER (Tamurt) – Le pouvoir algérien vient de confirmer ce qu’il a n’a pas cessé de nier depuis de longues années. Il s’agit de la thèse de « qui tue qui ? »  en Algérie durant les années du terrorisme qu’a connu ce pays.

Un général, numéro deux des services secrets, vient d’être condamné à cinq ans de prison fermes pour activité terroriste.  C’est une confirmation que les militaires algériens sont impliqués dans les carnages et les crimes contre les civiles. Les thèses du FFS sont alors justes et le temps leur a donné raison. Il existait des groupes islamiques armés et des groupes islamiques de l’armée.

Le cas du général Hacen  condamné pour activité terroriste est sans doute un règlement de compte. Il en dit long sur la complicité des militaires dans les actes terroristes. Il est à remarquer que ni la presse algérienne ni la classe politique n’ont fait allusion à cette éclatante vérité. Même le FFS qui faisait de « qui tue qui ? » son cheval de bataille durant les années 1990 n’a soufflé aucun mot. Par ailleurs, la question que tout le monde se pose est de savoir si le général Hacen est le seul à être impliqué dans des affaires de terrorisme ?

Certainement non. Plus de 20 000 personnes sont portées disparues, dont une bonne partie est enlevée par les services de sécurité. L’histoire retiendra que les islamistes ne sont pas les seuls responsables de la mort de 300 000 Algériens.

La concorde civile de Bouteflika et sa réconciliation nationale ne sont qu’un effacement des crimes commis par les militaires algériens. Le général Toufik est le principal responsable de ce drame, mais il est intouchable au demeurant.

Lounès B