L’affaire Issad Rebrab sera examinée dimanche prochain

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Issaad Rebrab
Issaad Rebrab

ALGERIE (TAMURT) – L’affaire de l’homme d’affaire et richissime Issad Rebrab, incarcéré depuis dix jours, à la prison d’El Harrach, sera examinée dimanche prochain, 5 mai, a-t-on appris de sources sûres. Il s’agira d’étudier le recours introduit par les avocats de la défense du prévenu.

Le dossier introduit par les avocats de Issad Rebrab sera ainsi examiné dimanche prochain par la chambre d’accusation et on saura si la demande de mise en liberté provisoire de l’homme d’affaires sera acceptée ou non. Les observateurs restent pantois suite à l’arrestation surprenante et aucunement attendue de Issad Rebrab au moment où l’armée algérienne a décidé de faire la chasse à tous les hommes d’affaires proches du clan de l’ex-président de la République et qui sont accusés d’avoir dilapidé l’argent du Trésor public avec des complicités avérées de responsables au plus haut sommet de l’Etat. On évoque de plus en plus l’éventuelle implication directe de Said Bouteflika, frère et conseiller de Abdelaziz Bouteflika. Après Ali Haddad, l’homme d’affaire le plus proche de Said Bouteflika, incarcéré aussi à la prison d’El Harrach, il a été procédé à l’arrestation des frères Kouninef, également considérés comme des protégés de Said Bouteflika et qui sont accusés de corruption et de dilapidation de l’argent public.

En plus de ces deux hommes d’affaires, de hauts responsables soupçonnés d’avoir la main à la pate dans de scabreuses affaires de corruption, ayant engendré le détournement de milliards de centimes, ont été convoqués par le tribunal de Sidi Mhamed, à Alger. Le cas le plus édifiant et le plus surprenant aussi, c’est celui de l’interpellation de Ahmed Ouyahia, ex-Premier ministre et qui était l’un des hommes forts du clan présidentiel de Bouteflika. Si on peut dire que l’interpellation des personnalités proches du clan de Abdelaziz et Said Bouteflika s’inscrit dans l’ordre logique des choses, il n’en demeure pas moins que l’incarcération de Rebrab est une véritable énigme surtout qu’elle intervient dans un tel contexte.

La seule lecture que les observateurs osent faire concernant le cas de Rebrab et qui ne semble pas faire l’unanimité, c’est la possibilité que l’incarcération du patron de Cevital s’inscrirait dans la sillage d’un règlement de compte qui viserait le général Mohamed Mediene alias Tewfik qui est l’ami de Issad Rebrab et qui aurait été pour beaucoup dans la percée économique d’Issad Rebrab, avec, entre autres, l’obtention du monopole pendant des décennies, aussi bien sur l’industrie du sucre que de l’huile, deux produits de première nécessité et qui sont subventionnés par l’Etat.

Tarik Haddouche

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