Le FFS interdit à ses militants d’activer en France, au Canada et à Bruxcelles

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Mohand Amokrane Chérifi, FFS
Mohand Amokrane Chérifi, FFS

ALGERIE (Tamurt) – L’Etat algérien ne veut aucune activité politique de ses ressortissants à l’étranger. En dehors des mouvements indépendantistes kabyles, aucune formation politique algérienne n’existe à l’étranger. Le régime l’interdit. Même les partis qui se présentent comme opposants ne dérogent pas à la règle. Si le RCD n’a aucune structure à l’étranger, le FFS vient tout simplement d’interdire à ses militants établis en France, au Canada et à Bruxcelles de se mettre en veilleuse.

Une note interne au parti,  signée par le premier secrétaire, Hadj Djilani, interdit toute activité ou réunion, a été envoyé aux militants de France et du Canada. Les militants qui ont tenté de s’organiser à Paris dernièrement ont été tout simplement sommés de rester « tranquille ». Selon un élu FFS à l’APW de Tizi Wezzu que nous avons contacté, les militants FFS de Paris et du Canada « ont même rendu publique récemment une déclaration ou ils exigent l’autorisation d’activer, mais la direction du FFS ne veut rien entendre ».

Ceci démontre que l’opposition politique en Algérie n’existe pas. C’est le régime qui dirige le FFS, « et de manière directe », ajoute notre interlocuteur. L’élu local du FFS a pointé du doigt Muhand Amokrane Chérifi et Ali Laskri qui ne sont « que des pions du régime au sein du FFS ». Par ailleurs, l’Etat algérien a toujours instauré l’interdiction d’activités politiques aux Algériens établis à l’étranger. Que reste-t-il du FFS aujour’dhui? Ses rares militants fidèles comprendront-ils que leur parti est une formation comme le FLN, le RND et le Hammas?

Ravah Amokrane