Le maire de Paris se moque des Kabyles

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KABYLIE (Tamurt) – Ce contact, entre les Kabyles et la Mairie de Paris, serait resté anecdotique si, le 17 octobre 2010 en fin de matinée, le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë n’avait pas déposé une gerbe de fleurs devant cette plaque commémorative des quais de seine.

Quoi de plus normal dirions-nous ! Seulement voilà, cette cérémonie matinale, à la sauvette, diront d’aucun, a vu la présence de l’Ambassadeur d’Algérie en France.

Rappelons, à cette occasion, que le maire, socialiste, n’en est pas à sa première méprise. Lors de la pose de la plaque à la mémoire du Poète et chanteur Kabyle Matoub Lounes, nous avons découvert avec stupéfaction : « chanteur algérien d’expression berbère assassiné en Kabylie ». Doit-on comprendre par là que l’Algérie à l’honneur d’enfanter un poète et à la Kabylie le déshonneur de le tuer ?

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a envoyé un message clair aux Français d’origine kabyle. Ces derniers doivent, pour se faire entendre, devenir arabo-islamique ou tout au moins Maghrébins.

Ce que le socialiste Bertrand Delanoë oublie c’est que les Kabyles, plus nombreux que toute autre communauté, se souviendront de lui et de sa tendance politique le jour des urnes.

Les Kabyles ne méritent pas ce traitement. Eux qui sont respectueux de toutes les identités fussent-elles sexuelles.