Le Prix Assia Djebar du roman en tamazight attribué à Mhenni Khalifi

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ALGERIE (TAMURT) – C’est l’écrivain et poète kabyle Mhenni Khalifi qui a obtenu le Grand Prix Assia Djebar du meilleur roman en langue tamazight pour la quatrième édition, 2018. La cérémonie de remise des Prix a eu lieu dans la nuit d’avant-hier à Alger en présence de grandes personnalités du monde de la culture et de l’édition de livres.

Ainsi, le romancier kabyle Mhenni Khalifi succède aux trois premiers auteurs ayant déjà obtenu le même Prix lors de la première, deuxième et troisième édition, à savoir : Rachid Boukherroub, Lynda Koudache et Mustapha Zarouri. Les noms des lauréats de la quatrième édition du Prix Assia Djebar du meilleur roman dans les trois langues amazighe, française et arabe ont été annoncés officiellement par les membres du jury lors de la cérémonie qui a eu lieu au niveau du Centre International des Conférences (CIC) d’Alger.

Pour rappel, les lauréats de ce plus grand Prix littéraire en Algérie (le plus prestigieux pour l’instant) ont reçu 100 millions de centimes chacun en guise de récompense financière aux efforts des écrivains primés pour la rédaction dans leurs romans dans un contexte où l’édition de livre et la lecture traversent des moments très difficiles car la lecture est le parent pauvre en Algérie. L’écrivain kabyle Mhenni Khalifi a été choisi par les membres du jury pour son roman paru cette année et intitulé « Imehbal ». En langue française, c’est le romancier Ryadh Giroud qui a été primé pour sa fiction intitulé : « Les yeux de Mansour ». Quant à la version arabe de ce prix, la lauréate est l’écrivaine Nahed Boukhalfa pour son récit : « Sirène ». Au total, 66 romanciers, dans les trois langues, ont postulé à ce Prix annuel portant le nom de l’ancienne membre de l’Académie française.

Parmi les conditions exigées pour prendre part à ce concours, il y a un élément important, c’est celui du fait que le roman soit impérativement et exclusivement édité en Algérie et par une maison d’édition algérienne. Les auteurs algériens qui éditent seulement leurs romans à l’étranger notamment en France ou dans les pays de l’Orient en sont exclus d’emblée. Il y a lieu de rappeler que ce concours est financé par l’Anep (Agence nationale d’édition et de publicité) ainsi que par l’Enag (Entreprise nationale des Arts Graphiques).

Tarik Haddouche

1 COMMENTAIRE

  1. Amèn!
    La charia dans les écoles continue et l’arabisation aussi, le vainqueur devrait refuser un prix du silence d’un Etat complice dans la subordination de l’amazighité au rouleau compresseur arabislamique, que le meme Etat subventionne.

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