Les Allemands moins optimistes sur l’économie, confiants pour eux

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L’optimisme des Allemands vis-à-vis de la conjoncture a légèrement fléchi en avril, selon le dernier baromètre de l’institut GfK publié mardi, qui révèle toutefois que leur envie de consommer reste intacte.

Le baromètre de confiance des consommateurs compilé par l’institut sur la base d’entretiens avec environ 2.000 foyers s’est établi à 6 points en avril, contre 5,9 points en mars. Pour mai, l’institut GfK pronostique une nouvelle hausse, à 6,2 points.

Par rapport au mois de mars, la composante «attentes concernant la conjoncture» est en léger recul. Les mauvaises nouvelles en provenance du reste de l’Europe «freinent manifestement l’optimisme des Allemands», note l’institut. Les consommateurs «ont de plus en plus l’impression que la reprise de l’économie allemande anticipée pour cette année sera plutôt poussive voire n’aura pas lieu», poursuit-il.

Cela n’empêche pas les ménages allemands d’être confiants quant à leur situation personnelle. Les deux autres composantes de l’indicateur, «attentes sur les revenus» et «propension à consommer», s’affichent en hausse en avril, ce qui amène l’institut GfK à la conclusion que «le moral des consommateurs est encore robuste». Il diffère en cela du moral des entrepreneurs, mesuré par le baromètre Ifo qui a chuté en avril.

La confiance des Allemands s’ancre dans la bonne santé du marché du travail et la perspective de salaires en hausse. Les accords salariaux déjà négociés cette année dans plusieurs secteurs, par exemple chez l’ex-monopole postal Deutsche Post la semaine dernière, ont de quoi nourrir les espoirs à cet égard, tandis que l’inflation contenue fait que les hausses de rémunération peuvent se traduire par de véritables hausses de revenus. Le chiffre provisoire de l’inflation d’avril, publié lundi, est ressorti à 1,2%, le taux le plus bas enregistré depuis septembre 2010.

La propension à faire des emplettes quant à elle s’explique à la fois par la hausse des revenus disponibles et par la défiance à l’égard des placements financiers, sur fond de crise financière et de taux d’intérêt historiquement bas. L’envie de consommer des Allemands est à son plus haut depuis plus d’un an, note l’institut GfK.