Les habitants d’Aokas et Souk El Tenine se mobilisent pour sauver la bande boisée du littoral

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Les habitants d’Aokas et Souk El Tenine se mobilisent pour sauver la bande boisée du littoral

BOUGIE (Tamurt) – Les populations d’Aokas et Souk El Tenine n’ont pas arrêté de dénoncer le bradage du foncier au profit de quelques personnes introduites dans le système qui se sont fait passer pour des investisseurs dans le domaine touristique.

Une vingtaine de lots ont été dégagés par l’agence nationale de développement touristique au niveau des zones d’expansion touristique de ces deux communes et que le Calpiref s’est fait un plaisir d’attribuer à des « connaissances » moyennant probablement des contreparties financières que l’ancien wali s’est empressé de prendre dans ses bagages en partant sur Ain Témouchent où il assume, désormais, les mêmes fonctions.

Des rencontres entre les citoyens se multiplient depuis que les travaux ont été entamés au niveau de la bande boisée de Souk El Tenine où des engins ont commencé leur destruction massive.  Outre la création de comités de sauvegarde dans ces deux localités et l’envahissement des réseaux sociaux à ce sujet, des pétitions se préparent pour alerter les autorités compétentes quant aux conséquences qui en découleront dans le cas du maintien de ces projets.

Les impacts écologiques, environnemental et de santé publique sont mis en relief dans le cas de la disparition de la bande boisée longeant la route nationale n° 9 d’Aokas à Souk El tenine. Il est rappelé que cela entrainerait la multiplication de maladies cancéreuses en plus des nappes phréatiques qui seront contaminées en l’absence de la biodiversité générée par cette forêt.

Selon des sources crédibles, le wali actuel, voyant que le conservateur des forêts a émis un avis défavorable soutenu, par ailleurs, par son collègue de l’environnement, aurait déclaré, ça et là, qu’il compte faire annuler les attributions faites par son prédécesseur dans le cadre de ce fameux Calpiref lequel enrichit les plus nantis et appauvrit les plus démunis.

En effet, les pré-bénéficiaires de ces lots sont, soit commerçants, soit entrepreneurs ou encore anciens tenanciers de bar-restaurants.

Comme quoi le tourisme ne peut se développer qu’avec de l’argent même sale, provenant de la prostitution, alors que de par le monde, ce sont les professionnels diplômés qui sont priorisés.

Amaynut