Les islamistes à l’assaut de Larbâa Nat Irathen

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Les islamistes en Kabylie
Les islamistes en Kabylie

KABYLIE (Tamurt) – Les graines de la haine et de l’intolérance que ne cesse de semer l’école algérienne, surtout depuis 1976 avec l’instauration de l’école dite fondamentale, dans l’esprit des enfants, ne cessent d’avoir des conséquences fâcheuses dans la société. Des conséquences qui n’épargnent même pas la Kabylie. L’islamisme qui n’avait pas droit de cité dans toute la Kabylie jusqu’au milieu des années quatre-vingt dix devient désormais une réalité dangereuse.

On en veut pour preuve l’agression sauvage dont a fait l’objet un citoyen kabyle de confession chrétienne vendredi dernier à Larbâa Nath Irathen. Il s’agit d’un jeune chrétien qui a été pris à patrie par un groupe d’islamistes barbus qui refusent tout autre idée que celle, aveugle, qu’on leur a inculquée de manière précoce dans une école algérienne qui produit des fanatiques. La victime de cette attaques physique et morale se dirigeait tranquillement et comme d’habitude vers l’église de Larbâa Nath Irathen où il avait coutume d’agrémenter les cultes hebdomadaires du vendredi avec sa guitare et sa voix. Ce qui semble déplaire à ses agresseurs. En s’en prenant à lui, les fanatiques en question n’ont pas manqué d’étaler ce qu’ils pensent de lui et de légitimer leur acte ignoble et barbare.

En plus d’avoir agressé le citoyen chrétien, les « barbus » ont aussi menacé la victime s’il ne venait pas à renoncer au chemin spirituel qu’il a choisi. La guitare de la victime n’a pas, non plus, échappé à la furie de ces islamistes déchainés. L’instrument a été tout simplement détruit complètement. Pour l’instant, les auteurs de cet acte abject n’ont pas encore été arrêtés. Il faut rappeler qu’en Algérie, toute autre confession que l’Islam est vouée aux gémonies. Les chrétiens, les athées, les déistes et agnostiques ne peuvent aucunement vivre de manière normale car s’il osaient par malheur afficher leurs convictions publiquement, ils s’exposeraient au même sort que la victime de Larbâa Nath Irathen. Pourtant, la Constitution algérienne garantit la liberté de culte. Théoriquement bien sûr.

Tarik Haddouche