L’état de santé du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, lui permet-il encore de gouverner ?

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ALGÉRIE (Tamurt) – Actuellement en convalescence au palais présidentiel à el Mouradia, le président algérien, se tiendrait écarté des affaires courantes. Les examens à Paris seraient en rapport avec son opération pour un «ulcère hémorragique à l’estomac», subie en décembre 2005 à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris. C’est donc ce qui expliquerait son absence à l’inauguration du Salon international du livre d’Alger, le 21 septembre, et à la 66ème session de l’Assemblée Générale des Nations unies le lendemain.

La dernière apparition du président algérien, le 15 avril dernier, pour annoncer le projet des reformes législatives et d’amender la constitution de 1996 a confirmé l’incapacité du septuagénaire à s’occuper des affaires publiques. Il y est apparu extrêmement diminué. Il n’arrivait lire et à tourner les quelques pages de son discours qu’après un grand effort.

Tous les téléspectateurs ont ainsi remarqué que malgré l’écriture en gros caractère de son discours, Bouteflika arrivait difficilement à lire de qui y était écrit. Les algériens ont ainsi constaté de visu l’état de santé comateux de leur président. Il est clairement apparu que l’actuel président ne pourra pas aller au bout de son mandat qui se termine en 2014.

Quelques mois avant, en février, un câble diplomatique rapporté par Wikileaks avait dévoilé que le président algérien était atteint d’un cancer gastrique terminal.

Il est à signaler que l’amendement constitutionnel, qualifié de viol par l’opposition, pour permettre à Bouteflika une présidence à vie a définitivement disqualifié cet homme du passé.

Selon toute vraisemblance, les militaires se démènent fort pour trouver son successeurs .