Lyazid Abdi, président du festival national du théâtre amateur d’Amizour – « On a montré à tout le monde que la culture ne se brûle pas»

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Lyazid Abdi: «Déjà on voulait lancer un défi aux responsables de la culture au niveau de notre pays, afin de montrer que même si les gens brûlent les édifices publiques, dont le centre culturel qui a connu des dégâts importants durant les derniers évènements qui ont secoué certaines localités entre autres la nôtre (Amizour), on ne pourra jamais brûler la culture.

Il y a aussi un autre défi, à savoir que sur le plan financier, seules deux subventions nous ont été accordées dans ce sens, à savoir 20 millions de centimes de la part de la DJS et 15 de l’APC de notre localité. Ce qui est dérisoire par rapport aux besoins réels du festival qui est devenu national au sens propre du terme. Quant à la direction de la culture de Bejaia je vous informe qu’elle ne nous a rien octroyé.

On a eu énormément de contraintes mais on a pu organiser cette 5e édition grâce à la volonté des gens qui ont promis de maintenir ce festival en Hommage à Malek Bouguermouh. C’est un grand défi qu’ont voulu lancer les organisateurs, à leur tête le président de la ligue communale des activités culturelles des jeunes d’Amizour, Mass Zahir Benamara, moi-même en tant que secrétaire général de la ligue et président du festival et tous ceux qui ont voulu que cette 5ème édition ait lieu et qu’elle soit une réussite totale.

Malgré le fait que la maison de jeunes Azrou N’Bechar d’Amizour, où s’est déroulé le festival, soit à la sortie de la ville, on a pu avoir un public des grands jours. La salle où ont été présentées les différentes pièces théâtrales a une capacité de 600 personnes, mais on se retrouve dans la majorité des pièces à 1000 personnes.

Cette 5ème édition, je l’ai personnellement débuté, point de vue communication le mois de novembre 2010. On a pratiquement touché les 48 wilayas, ou on a envoyé des affiches pour les maisons de culture, les maisons de jeunes et les théâtres régionaux. La preuve est que lors des deux dernières saisons, on ramenait un groupe de musique de Ain Sefra pour l’animation, mais puisque cette ville citée est une daïra de la wilaya de Naâma, cette dernière est représentée même avec une troupe théâtre. Toujours est-il que le fait de se retrouver avec huit wilayas participantes, veut dire que ce festival du théâtre amateur est devenu réellement à caractère national.

Concernant les sponsorings, je vous informe qu’on a fait des demandes dans ce sens, mais on n’a rien reçu. On demande donc à tous ceux qui possèdent des manufactures de sponsoriser ce festival, qui a un intérêt particulier sur la jeunesse de notre pays et sur le 4ème art».