Marche, grève et sit-in : La rue gronde à Tizi Ouzou

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Passeport algérien

KABYLE (TAMURT) – Une journée mouvementée a été vécue hier dans la région de Tizi Ouzou où les citoyens, les étudiants et les militants ont été de nouveau obligés d’investir les espaces publics pour s’exprimer puisque les autres canaux d’expression sont tout simplement fermés et hors de portée. Il y a avait des milliers de personnes, dans les rues de la capitale du Djurdjura hier, pour dire non à la fatalité imposée par le régime politique dirigeant.

En effet, la première action de protestation n’est autre que celle des militants indépendantistes auxquels le pouvoir a confisqué les passeports les empêchant ainsi d’exercer l’un de leurs droits les plus élémentaires, celui de voyager librement. La rue est restée le dernier recours pour les militants indépendantistes afin de tenter d’attirer l’opinion public sur l’injustice qu’ils subissent au moment où les représentants du pouvoir algérien, à tous les niveaux, ne cessent de chanter que les droits de l’Homme sont respectés et garantis en Algérie. Hier donc, ils étaient des centaines de personnes à avoir pris part à un sit-in devant l’université Mouloud-Mammeri.

La deuxième action de protestation a été initiée par la Coordination Locale des Etudiants (CLE) de l’université de Tizi Ouzou qui est le représentant légitime de tous les campus universitaires dépendant de l’université « Mouloud Mammeri ». A travers cette marche, les milliers d’étudiants qui y ont pris part dénoncent les conditions dans lesquelles ils sont scolarisés ainsi que la prise en charge, laissant à désirer, au niveau de cités de résidences livrées à une multitude de problèmes et d’insuffisances de tous genres. Les étudiants exigent en outre l’abrogation pure et simple de la plate-forme dite « Progress » et demande que l’option de master soit ouverte à tous les étudiants détenteurs d’une licence.

Enfin, au chef-lieu de la daïra de Fréha, les transporteurs ont observé un sit-in, le même jour, pour déplorer des décisions, jugées injustes, prises par les responsables de cette mairie au sujet de l’interdiction de marquer des arrêts dans certaines stations.

Tarik Haddouche

2 COMMENTAIRES

  1. Une Algerie arabe est cette fissure entre Etat et peuple, ce qui a permis aux nababs du régime soutenus par les multinationales et les puissances étrangéres pour se maintenir au pouvoir. Un régime qui a besoin de médiocrité car il en vit. Si l’on construit des mosquées partout c’est pour mieux endormir les « masses » pendant qu’ils vident lE pays de ses ressources. On tente aussi de jouer sur la fibre nationaliste en nous bassinant avec  » le MAK au service du sionisme », puis découvrir grace aux tensions entre les ramifications du clan- lire algeriepart.com-que l’une des soupapes entreprise DJazy, comme le titre ce mation un des journaux du régime est directement liée au sytème international qui suce la moelle au nom de la republiquette de Zeralda.

  2. Il ne faudrait pas que la kabylie redevienne, comme avant, le théâtre d’actions fomentées par des marionnettistes tapis dans l’ombre, sur des sujets et des problématiques Algériennes qui sont loin de ses aspirations indépendantistes. La kabylie ne doit pas accepter d’être l’otage et la variable d’ajustement d’enjeux de lutte de clans dans l’élection présidentielle qui ne la concerne pas. Le boycott total doit être de mise. Seul un référendum d’autodétermination, sous contrôle de l’ONU pourrait amener ses citoyens à voter.

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