Maroc – Le réseau Azta dénonce l’interdiction des prénoms amazighs par l’administration

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En dépit de l’annonce de la haute commission de l’état civil marocain à propos de la liberté de tous les citoyens marocains de choisir les prénoms qu’ils désirent pour leurs enfants, force est de constater que sur le terrain cette loi est loin d’être appliquée. Le racisme envers les citoyens Amazighs persiste, pour ne pas dire s’est amplifié. Le réseau humanitaire et de la défense des Droits de l’Homme Azta a dénoncé avec vigueur ces interdictions.

Une missive a été envoyée au premier ministre Marocain et au ministre de l’intérieur afin de les interpeller pour la énième fois sur cette ségrégation.
Pour exemple, un père de famille résidant en Belgique Abdelah Saïdi a reçu un refus catégorique de la part du consul Marocain en Belgique de prénommer son fils Youna, ce qui a soulevé un tollé général.

Ce cas n’est pas singulier. Plusieurs autres personnes ont été stupéfaites devant les guichets de l’etat civil Marocain de voir les agents refuser les prénoms Amazighs, alors que les autres prénoms de culture et d’identité étrangères au Maroc sont autorisés.

Le réseau associatif au Maroc et en Europe, notamment en Belgique et en Hollande, dénoncent fermement cette pratique d’un autre âge et exige des autorités marocaines de bannir à jamais ces lois racistes envers les Amizigh au Maroc.

Même son de cloche en Algérie. Des centaines de prénoms amazighs sont interdits par l’administration. Des prénoms comme Anayis ou Izem sont considérés comme étrangers !

Saïd F.