Neige en Kabylie – Le manque accru de chasse-neige est à déplorer

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La neige recouvre les montagnes du Djurdjura en Kabylie depuis ce matin. Les routes sont coupées à la circulation à plusieurs endroits.
A Bouzguène, le traffic routier était pratiquement impossible ce matin et en début d’après-midi.
Même décor à Illoula Oumalou et aux Ouadhias. La route menant vers Béjaia en passant par le col de Chellata et à hauteur du col de Terrourda dans la daïra d’Iferhounène, est fermée à la circulation à cause d’une importante couche de neige glissante.
D’autres axes routiers ont été également fermés depuis la matinée. On citera la RN 30, la RN 25, la RN 33, notamment au niveau de différents cols comme celui de Tirourda, Chellata, le col de Koulla, à Tikjda, la RN 12 au niveau de Yakourène etc.
A Illiltène et malgré un froid sibérien les travaux de réalisation d’un pont au niveau du cw 253 se poursuivent. Un tronçon coupé depuis plusieurs jours à cause d’une coulée de boue qui menace encore les habitants. La population d’Illiltène était restée livrée à elle-même durant plusieurs jours à cause de ce glissement de terrain auquel vient s’ajouter une tempête de neige.

Comme chaque hiver, la commune mal dotée en moyens pour faire face à des tempêtes de l’ampleur de celle de l’année dernière, vit l’épouvante. Les appréhensions ne cessent d’aller crescendo. Le seul chasse-neige dont dispose la commune n’est rien devant les besoins réels. Cette situation n’est pas propre à la localité d’Illitène.
En Kabylie, la plupart des municipalités connaissent un manque accru d’engins de déneigement, alors que les caisses de l’Etat regorgent d’argent. Pourquoi alors ne pas investir dans les moyens et mettre fin au clavaire de tous ces villages livrés à eux même en hiver ? Parfois les villageois sont assignés à résidence et isolés du reste du monde pendant plusieurs jours, comme c’était le cas durant le mois de février de l’année dernière. En effet, durant un mois, la Kabylie était plongée dans la détresse et la disette. Ni gaz, ni produits alimentaires pour les villageois des hautes montagnes. Une situation à chaque fois dénoncée par la population.

Mohand T