Pour la première fois en Algérie, « L’amant imaginaire » de Taos Amrouche édité

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Taos Amrouche :: L'Amant Imaginaire
Taos Amrouche :: L'Amant Imaginaire

ALGERIE (Tamurt) – C’est une excellente initiative qui vient d’être prise par les éditions « Frantz Fanon » de Tizi Ouzou, dirigées par l’écrivain-journaliste Amar Ingrachen. En effet, cette maison d’édition, jeune mais dynamique et audacieuse, vient d’éditer pour la première fois en Algérie le roman « L’amant imaginaire » de Taos Amrouche.

Le livre vient à peine de sortir en Algérie. Le roman sera disponible en librairie à partir du 28 avril prochain. Il s’agit d’un très beau roman qui raconte une histoire d’amour impossible entre deux artistes. Un récit écrit sous forme épistolaire à la manière des « Liaisons dangereuses » de Pierre Choderlos de Laclosou ou encore de « La nouvelle Héloise » de Jean Jacques Rousseau. Des lettres passionnantes et romancées échangées entre les deux amoureux où sont dépeints, avec une profondeur et une sensibilité inouïes, les sentiments de chacun ainsi que leurs déchirures. « Roman de la passion, « L’amant imaginaire », se présente sous la forme d’un journal qui débute en octobre 1952 et s’achève en août 1953 et où la part de l’écrit épistolaire est particulièrement présente.

C’est la mécanique impitoyable d’une femme qui s’invente dans un monde qui la refuse. Alternant absurde, indifférence et révolte, Taos Amrouche écorche sa condition de femme, de Berbère, et se livre à travers des réflexions désabusés sur l’écriture, le rêve, l’amour, l’altérité et l’identité, la mort. Ce roman est l’expression vivace d’un attachement à l’origine en son état d’innocence et de pureté, ce que Jean Amrouche, le frère de Taos, appelle l’esprit d’enfance », précise l’éditeur.

« L’amant imaginaire » a été écrit dans les années 40 et publié initialement en 1975 en France. C’est la première fois qu’il est édité par les Editions Frantz Fanon en Algérie avec une préface du professeur Afifa Bererhi.

Tahar Khellaf