Présidentielle le 4 juillet : Bensalah défie le peuple algérien

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ALGERIE (TAMURT) – L’annonce de la tenue des élections présidentielles le 4 juillet prochain attisera le feu en Algérie où Abdelkader Bensalah, président de l’état est l’une des figures politiques les plus contestées par le peuple.

Ce dernier, depuis qu’il a remplacé officiellement et provisoirement Abdelaziz Bouteflika, à la tête de l’état, a tourné le dos aux revendications populaires et n’en fait qu’à sa tête. En effet, au moment où des centaines de marches dans les quatre coins du pays exigent son départ, lui et Bedoui ainsi que Belaiz, Abdelkader Bensalah, ne cesse de faire la sourde oreille. Il s’exprime comme si le peuple algérien a accueilli à bras ouverts sa désignation en tant que chef de l’état. Cette indifférence de Abdelkader Bensalah est d’autant plus incompréhensible que l’armée et son chef d’état-major, Ahmed Gaid-Salah, semblent avoir révisé leur position qui consistait jusque-là à accompagner et être en phase avec ce que veut le peuple algérien.

Ce qui est inquiétant à plus d’un titre, c’est le fait que depuis au moins trois jours, les marches populaires organisées dans la capitale sont tout simplement réprimées. Ce mercredi, en plus de la répression de la marche du secteur de l’éducation à Alger, pas moins de trente-cinq enseignants ont été arrêtés par les services de sécurité pour avoir pris part à la manifestation. Ces réactions de répression ne sont toutefois dénoncées que timidement alors que dans la majorité des cas, on n’enregistre même pas des réactions.

La question qui demeure posée : vendredi prochain, la marche grandiose d’Alger sera-t-il interdite et réprimée ? Si c’est le cas, il y a lieu vraiment de craindre le pire. Car, à défaut d’un recul de la part de la population algérienne, la confrontation deviendra inévitable. Auquel cas, l’Algérie se dirigera tout droit vers l’instauration de l’état d’urgence et l’armée prendra désormais les rênes. Ce qui plongera l’Algérie dans une crise qui pourra s’avérer de très longue durée et inextricable. Ceci, sans compter les conséquences économiques néfastes que l’instauration de l’état de siège ne manquera pas d’engendrer inéluctablement.

Tarik Haddouche

1 COMMENTAIRE

  1. On ne dit pas « président de l’état », mais « Chef de l’état » puisqu’il n’a pas été « élu », auquel cas on l’aurait désigné sous le vocable « président de la républiquette. » comme l’appelerais notre ami Ait Kaci. Cette astuce sémantique, ce bobard protocolaire, si vous préférez, permet de donner un semblant de légitimité juridique à un coup d’état militaire.

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