Prière au stade du 1er novembre : Les années FIS de retour à Tizi Ouzou ?

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prière collective en algérie
prière collective en algérie

TIZI OUZOU (Tamurt) – Décidément, la bataille contre le fanatisme intégriste est loin d’être gagnée y compris à Tizi Ouzou, pourtant région laïque par excellence. En effet, n’eut été le refus catégorique de l’administration locale, c’est au stade du 1er novembre de Tizi Ouzou qu’aurait eu lieu la prière de l’Aid (soit vendredi ou samedi).

Et ceci, suite à un appel intriguant lancé par des illuminés. Ces derniers n’ont tiré aucune leçon des années de feu et de sang engendrées par les pratiques et la terreur du parti dissous, le Front islamique du Salut (FIS). Pour ces illuminés, la religion est donc une affaire d’exhibitionnisme et non une question de foi et d’actes de bonté. Alors que le nombre de mosquées dans la wilaya de Tizi Ouzou dépasse les centaines, ces héritiers des idées noires du FIS n’ont rien trouvé de mieux à proposer pour la fête de l’Aid que d’organiser la prière dans le stade du 1er novembre.

Comme quoi, la religion serait devenue une des disciplines sportives puisqu’un stade n’est conçu que pour abriter des matches de football et accessoirement des galas artistiques. En décidant d’organiser la prière de l’Aid dans un stade, ces énergumènes prouvent qu’ils n’éprouvent aucun respect à leur religion musulmane, qui doit normalement être mise à l’abri de toute récupération ou pratique malsaine. Mais organiser une prière dans un stade en faisant le choix délibéré de déserter les mosquées incite à mille et une interprétations aussi malsaines les unes que les autres.

C’est donc là où nous en sommes en 2018 en plein cœur de la Kabylie après plus de quinze ans de guerre contre l’islamisme intégriste avec des milliers de démocrates et d’homme libres assassinés par le terroristes islamistes qui ont toujours considéré la Kabylie comme une région imprenable. Mais rien n’est moins sûr au vu de cette nouvelle évolution des choses. Le danger islamiste guette plus que jamais la Kabylie car toutes les institutions publiques y contribuent à commencer par l’école et les chaines de télévision publiques et privées, les radios, les journaux, etc.

Tarik Haddouche