Recrutement de nouveaux enseignants : Tamazight : 204, l’arabe : 2 377

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recrutement des enseignants
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ALGÉRIE (Tamurt) – Le concours de recrutement de nouveaux enseignants dans le corps de l’éducation nationale en Algérie, à partir de septembre 2018, prévoit seulement 204 nouveaux postes budgétaires pour l’enseignement de la langue amazighe alors que, concernant la langue arabe, le nombre est de 2 377.  Il s’agit là de chiffres officiels qui viennent d’être rendus publics par le ministère de l’Education nationale en perspective du concours de recrutement programmé pour le 12 juin prochain.

Comme on peut le constater, la disparité est énorme entre le nombre de nouveaux enseignants à engager concernant la langue arabe et tamazight. Ce qui infirme toutes les déclarations faites, notamment depuis 2016, au sujet de la volonté de l’Etat algérien, en décidant d’octroyer le statut de la langue officielle à tamazight, à mettre tous les moyens nécessaires en branle afin de redonner à cette langue ancestrale la place qui devait être la sienne.

Pourtant, sur le terrain, c’est tamazight qui a besoin de plus d’enseignants notamment dans la perspective utopique de généraliser son enseignement comme le prétendent les responsables, notamment Assad Si El Hachimi, le secrétaire général du Haut Commissariat à l’Amazighité, une institution rattachée à la présidence de la République et dont la mission consiste à contenir la mobilisation en faveur de l’amazighité.

Avec seulement deux cent postes budgétaires d’enseignants, attribués à tamazight, il est clair qu’il s’agit de la poudre aux yeux surtout quand on sait que le nombre de détenteurs d’une licence en langue et culture amazighes dépasse les 5 000 et ces derniers sont tous en chômage sans compter ceux qui ont le magister ou le master. Il ne faut, toutefois, pas se faire des illusions car ceci se passe dans un pays dont la constitution stipule dans son préambule que « l’Algérie est une terre arabe ».

Tahar Khellaf