Tamazight : Assad défend les caractères latins

1
Si El-Hachemi Assad
Si El-Hachemi Assad

ALGERIE (TAMURT) – Si El Hachemi Assad, secrétaire général du Haut-Commissariat à l’Amazighité (HCA), a réagi avec une grande fermeté au propos de ceux qui plaident, ces derniers jours, pour la transcription de la langue tamazight en caractères arabes. Parmi ces derniers, il y a eu rappelle-t-on Salah Belaid, le président du Haut Conseil à la Langue Arabe et Bouabdellah Ghoulamellah, président du Haut Conseil Islamique.

Fort heureusement, la réaction de Si El Hachemi Assad n’a pas tardé à être enregistré car entretenir le silence face à un tel délire ferait office de complicité avérée. Assad a tiré en effet, jeudi dernier, à boulets rouges sur les deux responsables suscités. Assad a affirmé qu’ils n’ont pas à se mêler de ce qui ne les regarde pas et que ce faisant, ils ne font que polluer l’atmosphère du débat sur la question de la langue tamazight. Ghoulamellah et Salah Belaid ont choisi la ville de Tizi Ouzou, où ils prenaient part à une « rencontre culturelle », pour déverser leurs insanités et leur venin à l’égard de la langue tamazight en affirmant rien moins que cette langue devrait être transcrite en caractères arabes et non pas en caractères latins. Ces derniers, aux yeux de Salah Belaid et Ghoullamellah « sont ceux de l’ennemi et de l’occupant ».

Le comble de l’imbécilité ! Bien évidemment, ce genre de déclarations tombent dans l’oreille d’un sourd dans toute la Kabylie où la réalité est tout autre. En effet, depuis l’ouverture des deux départements de langue tamazight à Bgayet et Tizi Ouzou au début des années quatre-vingt, tamazight a été toujours transcrite en caractères latins. Donc des milliers de licenciés puis des centaines de détenteurs de magisters et autres titulaires de doctorats en langue et culture amazighes ont été formés en caractères latins.

Puis, depuis l’introduction de tamazight, en septembre 1995, dans les écoles de Kabylie, ce sont les caractères latins qui sont employés à l’unanimité. Sans compter le fait que tous les livres édités en tamazight par des kabyles (romans, récits, poésies, théâtre, livres parascolaires…) le sont aussi en caractères latins. Venir aujourd’hui plaider en faveur des caractères arabes au cœur de la Kabylie, c’est faire preuve d’une ignorance et d’une stupidité qui n’étonnent plus venant de la part de certains responsables algériens ne devant leur nomination aux postes qu’ils occupent qu’à leur docilité et à leur indigence intellectuelle.

Tarik Haddouche

1 COMMENTAIRE

  1. Leur but est sauver le triptyque maléfique qui consiste à nous imposer l’Etat arabislamique quitte à céder sur le caractére latin. Le boycott continue, car la structure de l’Etat reproduira l’assimilation et la vision arabislamique imposée. Sauf un Etat pensé à partir de Thamazight peut véhiculer les valeurs Amazigh, ce qui n’est pas le cas vu que c’est d’une officialisation octroyée par l’Etat arabe qui est dans la lifue arabe qui veut batir le « magreb arabe ». Alors que l’école arabiseuse est obligatoire et la charia est inculquée aux enfants dans les écoles, et les administrations sont là pour anihiler l’identification entre Kabylité et Etat. Vous ne produirez pas un citoyen Amazigh en investissant dans l’arabislamisme. Le triptyque couvre ces déterminants arabistes et islamistes du peuple, alors que le boycott économique de la Kabylie continue, ce qui dit clairement les objectifs à terme de l’Etat arabe. Non Mr Assad, vous accépte la transcription en caractére arabe ce qui est l’expression de dédain contre l’authenticité. Du reste le prochain Berzidan dèjà nommé ne peut faire que dans la continuité du MALG

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici