Toute la vérité sur le soutien de Issad Rebrab à Bouteflika

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Rebrab
Rebrab

ALGERIE (TAMURT) – Alors qu’Issad Rebrab avait failli devenir le propriétaire et le patron du journal arabophone « El Khabar », car il voulait l’acheter, il se trouve que, dans l’édition de jeudi dernier, le même journal a descendu en flammes le patron de Cevital, actuellement en prison en l’accusant de faire partie du clan présidentiel de Abdelaziz Bouteflika. Cevital a vite réagi.

L’article d’« El Khabar », publié dans l’édition de jeudi 1er août a, certes, des relents de règlements de compte. Mais, en même temps, il y a une part de vérité dans ce qu’écrit ce journal. En 1999, après l’élection pour un premier mandat de Abdelaziz Bouteflika, il y a eu un pacte entre le clan de Bouteflika et celui du général Mohamed Mediène dit Tewfik (auquel appartenait Issad Rebrab et le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie-RCD ainsi que plusieurs personnalités qualifiés de kabyles de services dont certains chanteurs très connus). Ce pacte entre les deux clans avait abouti systématiquement à l’adhésion concrète du RCD à la démarche de Abdelaziz Bouteflika. Le RCD a même participé pour la première fois au gouvernement algérien avec deux ministres : Hamid Lounaouci et Amara Benyounès alors que Said Sadi, qui était le président de ce parti, affichait publiquement et fièrement son soutien à Abdelaziz Bouteflika. Said Sadi avait même tenté, à l’époque, d’intimider la presse écrite indépendante qui osait critiquer Bouteflika en rédigeant une fameuse et célèbre lettre intitulée : « lettre à mes amis de la presse ».

En guise de réponse à cet article, le célèbre directeur du quotidien « le Matin » (proche du général Mohamed Lamari), Mohamed Benchicou avait répliqué avec son texte intitulé : « lettre à mes amis du RCD ». Le journal « Liberté » qui appartient à Rebrab (qui en était l’actionnaire principal avec trois anciens journalistes du journal du parti unique, « El Moudjahid » à savoir : Ahmed Fattani, Hacène Ouandjeli et Ali Ouafek), s’est aligné à fond dans cette démarche de soutien au clan de Bouteflika, surtout avant l’éclatement des événements du printemps noir en 2001.

C’est en 2001 que l’alliance entre les différents clans puissants du régime s’est fissurée. Les archives existent pour prouver qu’aucun article critique contre Bouteflika n’avait été publié entre 1999 et 2001. Issad Rebrab était, par ailleurs et durant la même période, président et parrain d’une association de soutien à Abdelaziz Bouteflika créée à Tizi Ouzou sous l’entremise d’un de ses conseillers, chargé des affaires de la Kabylie, à savoir : Lahcène Seriak. Issad Rebrab était même présent lors de l’assemblée générale constitutive de cette association (qui s’est tenue au théâtre régional Kateb-Yacine de Tizi Ouzou dans une salle archicomble). L’association dont il s’agit s’appelait « association citoyenne de Tizi Ouzou-ACT » et dont le président d’honneur est un chanteur kabyle très célèbre. Quant au dirigeant de cette association, c’est un ancien journaliste qui s’appelle Ali Belabid, chef de bureau de Tizi Ouzou du journal « Liberté » pendant toute la période en question. Mais après 2001, les relations entre Issad Rebrab et le clan de Bouteflika ont évolué en dents de scie. Les informations contenues dans cet article sont un secret de polichinelle. Les personnes qui ont suivi la totalité des événements en Algérie et en Kabylie ces dernières décennies connaissent tous ces détails. La question qui se pose en revanche : pourquoi le journal « El Khabar » a attendu le 1er août 2019 pour parler des accointances avérées entre Rebrab et Abdelaziz Bouteflika ? Est-ce pour plaire à un autre clan qui est le maitre de l’Algérie d’aujourd’hui ?

Sans doute, c’est celle-là la vraie raison de cette sortie du journal « El Khabar » qui a failli de justesse devenir la propriété de Issad Rebrab qui avait même versé aux actionnaires de ce journal 400 milliards de centimes qui n’auraient pas été remboursés à ce jour malgré que la vente du journal a été annulée.

Tarik Haddouche

4 COMMENTAIRES

  1. Tout le monde sait qu’on ne peut faire la moindre affaire en Algérie sans la cooptation d’un potentat local. Alors cessons ces gérémiades du tout le monde est pourri . Ne pas confondre le racketteur et le racketté , le maître chanteur et sa victime , serait un bon commencement. Celui qui n’a jamais péché en Algérie est soit mort ou dans la misère. Accepter de faire semblant pour s’en sortir n’est pas un crime et pour moi Rebrab et certains autres qui n’on sévi qu’économiquement ne sont certes pas les plus blamables. Lui au moins a essayé de faire quelque chose pour la Kabylie contrairement à tous les bien pensant qui n’ont jamais pensé qu’à eux mêmes. Les hommes ont leurs faiblesses et le reconnaître ne signifie pas nécessairement qu’on travaille pour le DRS ou ne justifie pas qu’on nous fasse à la moindre occasion l’objet d’un procès d’intention

  2. Rebrab, Sadi, Benyounès, Lounaouci, Benyounbès, Ait Hamouda, W. Ait Menguellet, Mohammed Benchicou (journaliste), Khalida et compagnie étaient / sont tous des  » valets  » du Général Belkheir, puis/et du Général Mediène (DRS), c’était le puissant Clan Belkheir-Nezzar-Lamari-Mediène-Touati-Tartag-etc, puissant car puissamment amarré à la puissante Police politique secrète, la sinistre SM-DRS = organisation criminelle et mafieuse = Gestapo…. Les Généraux assurent les  » premiers rôles « , les sus-mentionnés sont les  » seconds couteaux  » de ces Généraux tout puissants à l’époque. De nos jours, certains de ces Généraux sont morts(dans leurs lits comme Belkheir, M. Lamari, S. Lamari, Ait Abdeslam, etc.) et les autres ont emprisonnés comme les grands criminels  » nazifiés  » Mediène et Tartag…. Et leurs  » valets et soumis  » (sus-cités), ces  » Kabyles des services  » faut-il dire, sont malheureusement toujours là, avec leurs partis-officines « , et leurrent et trompent les naïfs….
    De nos jours, le Clan Mediène est mort (comme d’autres Clans par le passé), vaincu par le Clan Gaid et compagnie (un groupe de Généraux de la SM-DRS restructurée et de l’État-major)….
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    Le fait est que cette oragainsatin clanique obéit à cette règle  » les Clans se font et se défont selon les contextes, les circonstances, les rapports de forces, les évènements… ». Ainsi le Clan BTS alias le Clan du Bec-de-canard (mort quand le Colonel Hadj L est mort), ou le Clan d’Oudjda (mort quand Boumediène est mort, en 1978), le Clan de TO (Krim-Boudiaf, clan mort à même né, en 1962)….
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    Certains membres du Clan Mediène ont déjà rendu les armes, et se sont résolus au silence, sachant qu’ils ont plus d’intérêts à partager avec le nouveau Clan puissant (Gaid et compagnie), qu’avec le Peuple / le Mouvement populaire qui les hait et le rejette mortellement…
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    S’agissant du RCD, il faut rappelet que c’est parti créé par le puissant Clan Belkheir-Ayyat-Nezzar-etc) et était très lié à la sinistre Sécurité militaire, bon nombre de  » leaders et même des militants du RCD étaient des Agent de ladite Police secrète…. Le RCD a été instigué (puis fractionné et ramifié en plusieurs groupuscules, MPR, MAK, URK, FLK, RPK, etc.) pour  » neutraliser politiquent  » la Kabylie en la divisant-isolant-séparant-discréditant….
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    Il faut rappele que nombre  » dirigeants  » (dirigés par la SM-DRS) du RCD (et tous les partis), de nos jours) sont  » allés très loin dans la compromission avec le Régime militaro-mafieux « , car ils se sont fait  » octroyer  » des avantages financiers, immobiliers, matériels, des pécules d’argent importants, des terrains à bâtir, des appartements somptueux, des bourses d’études à l’étranger, etc. etc. Donc le Régime militaro-mafieux les  » tient et les enchaine « …. C’est un Régime dictatorial qui ne peut se résoudre à lâcher les rênes du pouvoir, ni laisser la socité s’organiser librement, en toute indépendance et autonomie. Il tient à tout contrôler, tenir, diriger…. Il n’y a pas de parti libre, autonome et indépendant. De nos jours, tous les partis (des groupuscules, faut-il dire) sont dans le girion de la SM-DRS (le pouvoir réel), tous sans exception….
    A suivre….

  3. comment cea se fait-il ses machines ´de production sont bloqué insique ses investissements saboté par la bureaucratie du régime colonial y compris en pays Kabyle, alors que avant bouteflika il a travaillé sans aucun obstacle, la propagande du khabar, ce chifon cherchre son argent ni plus ni moins!

  4. Ils bouffent tous dans la meme gamelle. Quand on s’enrichit dans un climar dictatorial ou l’on est un genie, ce qui n’est pas le cas des riches algériens, ou bien on est partie prenante du système. Si vous n’etes pas aligné correctement vous ne progressez ni dans les affaires encore moins en politique. La caste utilise aussi les contradictions politiques et sociales comme la question Kabyle, mais c’est juste un levier dans les tractations. Le dernier des agents du régime compte en milliards ses richesses. Les spécialiste de la communication de masse apprennent vite à seiger la populasse et utiliser ses intercalaires et ainsi les vaches sont bien gardées.

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