Un wali et de hauts responsables à Tizi Ouzou dans le viseur de la justice

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El Hadi Ould Ali
El Hadi Ould Ali

KABYLIE (TAMURT) – Les affaires de corruption et de détournement de deniers publics sont légion dans la wilaya de Tizi Ouou où plusieurs dossiers du genre ont été camouflés pendant plusieurs années car les mis en cause dans ce genre d’affaires étaient en général des serviteurs du régime. Maintenant que la justice a été actionnée, plusieurs noms circulent à Tizi Ouzou sur les personnes à « inviter » très prochainement devant la justice.

Il y a d’abord le nom de Abdelkader Bouazghi, ancien wali de Tizi Ouzou, cité déjà dans plusieurs dossiers de corruption du temps où il était ministre de l’Agriculture. Mais son nom pourrait également être cité dans des affaires de corruption ayant eu lieu dans la wilaya de Tizi Ouzou du temps il était le premier magistrat de ce département administratif. En plus de Abdelkader Bouazghi, El Hadi Ould Ali est parmi les personnes les plus soupçonnées d’être le plus mouillées dans les affaires de corruption à Tizi Ouzou, entre autres à cause de sa proximité avérée avec l’homme d’affaires Ali Haddad, en prison depuis plus de deux mois. Ould Ali pourrait aussi faire partie des personnes qui seront convoquées par la justice. Du temps où El Hadi Ould Ali était directeur de la Culture de la wilaya de Tizi Ouzou, son nom a figuré en tête de liste dans plus d’une affaire dans la plus grave est celle des 34 milliards de centimes dépensées dans les travaux de réfection du théâtre régional Kateb-Yacine.

L’affaire avait fait couler beaucoup d’encre et de salive à l’époque mais comme El Hadi Ould Ali était l’homme de main de Abdelaziz et de Said Bouteflika, l’affaire a été étouffée tout naturellement. On peut aussi citer l’affaire des travaux de restauration de la salle de cinéma « Djurdjura » dont les travaux trainent d’ailleurs jusqu’à aujourd’hui. Bien entendu, ces deux personnes (Ould Ali et Bouazghi) ne sont qu’une goûte d’eau dans l’océan de la corruption et des détournements de l’argent du Trésor public dans la wilaya de Tizi Ouou. Il en est de même pour des affaires inhérentes au bradage du foncier qui a fait rage dans la wilaya surtout durant les années où le terrorisme battait son plein. D

es personnes qui n’avaient même pas de quoi s’offrir une tasse de café au début des années quatre-vingt-dix, sont aujourd’hui des archi-milliardaires et elles sont connues de tous à Tizi Ouzou. Certaines figures localement très connues, ont même utilisé le combat identitaire amazigh ou encore le combat démocratique pour s’enrichir. La prison de Tizi Ouzou, à elle seule, ne suffira bien sûr pas à accueillir tout ce « beau » monde.

Tarik Haddouche

3 COMMENTAIRES

  1. En fait tous ces renégats ne sont pas réellement punis pour leurs actes délictueux et la corruption comme on veut le faire croire , mais car ces collabos KDS ont failli à leur mission en ne contrôlant plus assez la population de leurs maîtres cachés sous les képis. N’étant plus d’aucune utilité maintenant le régime les jette à la vindicte populaire pour se se faire une nouvelle virginité dans des opérations mains propres plus que douteuses. Pendant ce temps là et mine de rien dans la confusion « Général G » on en profita pour emprisonner à tour de bras les vrais opposants comme s’ils faisaient partie du package de la restructuration systémique.
    Qui croient ils tromper à part les accros de Alger tv et les lecteurs d’El Choucrout ?

  2. Tant que les mandants des crimes sont libres on ne peut être dupes de se contenter des petits fusibles préposés pour sauvegarder la grande machine dictatoriale. En assemblant tous les avoirs de ces prêt -nom on arrive au plus à quelques 20/30 milliards €. Or le manque à gagner se chiffre en centaines de milliards d’euros. Du coup si le régime fait payer aux agents de second rang qui ont cru à la solution individuelle contre celle collective, ils sont complices du régime mais cela ne peut occulter le projet politique source des crimes économique et crimes tout court. Le régime cynique pour casser le projet politique à toujours cherché de briser les liens horizontal de solidarité pour imposer la dynamique verticale qui consiste à se vendre au régime contre la participation aux projets criminels, ceci est au niveau des individus ou des partis. Quand une phase est dépassée par la prise de conscience voilà une » révolution par le haut  » se proposer comme dépassement sans changer les hiérarchies établies! Une façon pour faire vivre la sensation de victoire au petit peuple tout en assurant les nababs, laver les criminels de profession sous couvert de leur « fonction » que l’ on feint d’ arrêter « juger »…Mais politiquement tout cela ne se traduira pas ni en plus de liberté d’expression ni d’ authenticité identitaire, comme l’ enseigne l’ interdiction de notre drapeau et l’ arabisation et islamisme qui passe pour être  » constantes « 

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