Vers la paralysie des institutions du pays avec la convalescence prolongée du président : Un conseil des ministres sans Bouteflika

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ALGÉRIE (Tamurt) – Un conseil des ministres est prévu pour ce mercredi alors que le Bouteflika est toujours en convalescence. Qu’est donc la solution? Les ministres vont-ils reporter ce rendez-vous important d’autant qu’il intervient à la veille de la rentrée sociale. Sinon, vont-ils ramener le président avec son fauteuil roulant pour présider cette séance?

Tout est possible dans un pays laissé à l’anarchie et à la corruption. On peut continuer à voir un président hémiplégique décider sur l’avenir de l’Algérie. N’ayant plus de confiance en le premier ministre, Bouteflika a décidé d’être informé de la moindre chose qui se passe au sommet du régime. Cela étant, avec sa maladie qui se serait aggravée ces derniers jours, le conseil des ministres prévu pour le 28 aout n’aura pas lieu et sera renvoyé aux calendes grecques.

Oui, dans un pays où la notion du temps n’est jamais prise en compte, on peut imaginer tous les scénariis pour peut que rien ne dérange les décideurs dans leurs stratégies machiavéliques. Un conseil des ministres à la veille de la rentrée sociale est plus qu’important pour le pays mais, il y a pour les décideurs, les élections qui sont plus importantes que toute autre chose.

Le pouvoir peut sacrifier la moitie du peuple et cela sans scrupule, pour garantir sa pérennité. De là, on pourra déjà dire qu’un conseil des ministres sera une occasion inouïe pour relancer le débat sur la maladie du président. Si ce dernier se décide à venir, cela sera en fauteuil roulant, s’il s’absente, cela alimentera aussi des discutions sur la dégradation de son état de santé. Les institutions du pays sont paralysées avec la convalescence prolongée du président.

Farid D