Takrietz : Coup d’envoi du Salon du livre dédié à la mémoire de Mohammed Arkoun

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Mohammed Arkoun, né le 01 02 1928 à Taourirt Mimoun, en Kabylie, décédé le 14 09 2010 à Paris, enterré à Casablanca, Maroc
Mohammed Arkoun, né le 01 02 1928 à Taourirt Mimoun, en Kabylie, décédé le 14 09 2010 à Paris, enterré à Casablanca, Maroc

VGAYET (TAMURT) – Le coup de starter à la 1ere édition du Salon du livre Mustapha Aouchiche, dédié à la mémoire de l’islamologue et penseur kabyle Mohammed Arkoun, a été donné, ce vendredi 02 septembre, à l’école primaire Takrietz, relevant de la circonscription de Sidi Aïch (Vgayet). Un évènement culturel, qui réunira, cinq jours durant, plusieurs écrivains et chercheurs, issus de la Kabylie, de la Libye, de la Tunisie et de l’Algérie pour parler de la pensée de Mohammed Arkoun, mais aussi de leurs ouvrages.

Pas moins de 25 maisons d’édition et 65 écrivains seront présents au Salon du livre Mustapha Aouchiche de Takerietz, dont la première édition est organisée à la mémoire du penseur kabyle Mohammed Arkoun. Un riche programme a été concocté par les organisateurs de ce rendez-vous culturel, qui se déroulera du 02 au 06 septembre. Des conférences, ateliers d’écriture, vente-dédicaces, activités interactives pour enfants, présentation de livres par leurs auteurs et témoignages sont au programme de ce Salon du livre. La localité Takerietz est située au carrefour de quatre départements de la Kabylie, à savoir Vgayet, Tizi Wezzu, Bordj Bou Arriridj et Tuviret. « Avec cette manifestation, Takrietz se veut aussi un carrefour culturel pour tous les amoureux du livre et les assoiffés de culture, pour tous ceux qui se revendiquent de ce que feu DJAOUT appelait « la famille qui avance » », ont indiqué les dans un communiqué les initiateurs de ce Salon du livre. Celui-ci est baptisé du nom Mustapha Aouchiche, un natif de Takrietz.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, il était « un des membres les plus actifs de l’académie berbère ». Une fierté pour toute la région de la Soummam, « cet homme a consacré sa vie pour la culture et l’identité, et le livre et la production culturelle lui tenaient tant à cœur qu’il abandonna son métier pour fonder les « Éditions Berbères », que tous les artistes, cinéastes, écrivains qui étaient sur le terrain à la fin des années 80 et au début des années 90 connaissent », selon le témoignage des organisateurs de l’évènement. Mustapha Aouchiche « allait aménager un local à Takrietz pour ses éditions, pour justement la production culturelle, mais le destin funeste avait voulu qu’il meurt dans un tragique accident de voiture en janvier 1995, en compagnie de la talentueuse et très connue chanteuse Zohra », a-t-on déploré. Donc, en créant ce Salon du livre, les enfants de Takrietz veulent pérenniser sa mémoire et son œuvre. « Ce geste de notre part se veut être un travail de mémoire et une suite logique du travail titanesque que lui a initié, et nous exprimons ainsi faisant l’idée qu’on a beau répéter que nul n’est prophète en son pays, des exceptions existent ! », a-t-on souligné. Cette première édition est donc dédiée au penseur d’origine kabyle, Mohammed Arkoun, connu pour son combat intellectuel et scientifique contre l’obscurantisme islamique. Né le 1ᵉʳ février 1928 à Taourirt-Mimoun, dans la commune d’Aït Yenni, en haute Kabylie, ce philosophe, militant du dialogue inter-religieux, intellectuel et historien kabyle est mort le 14 septembre 2010, à Paris 15ᵉ, à l’âge de 82 ans.

Parmi les conférences programmées durant ce rendez-vous culturel, il y a lieu de noter « Mohammed Arkoun et l’approche scientifique du discours islamique », qui sera animée par le Pr Abderrazak Dourari, ce samedi 03 septembre, à 10h. Dans l’après-midi de la même journée, soit à 14h30, l’islamologue algérien Said Djabelkhir interviendra sur le thème : « Mohammed Arkoun et la réforme de l’Islam ». Dans la journée de lundi, l’intellectuel tunisien Fet’hi Ben Maammar animera, à 13h30, une conférence sur le thème « Les Amazighs et Tamazight en Tunisie : La réalité et les perspectives ». Pour sa part, l’écrivain berbère de la Libye, Boukezar Fet’hi, donnera une communication intitulée : « La langue amazighe : de l’oralité à l’écriture ».

Le cycle des conférences sera clos, le mardi 06 septembre, par deux interventions d’écrivains kabyles. Tarik Djerroud parlera de son livre « La laïcité est une fraternité », alors que le chercheur universitaire Djamel Laceb interviendra sur le thème « Tasekla tamazight ger usefru d tmacahut » (Littérature amazighe entre poésie et conte ».

Aksil K.

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