65e anniversaire de la création de l’Etat d’Israël : « Paix et éternité pour Israël »

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65e anniversaire de la création de l'Etat d'Israël - Paix et éternité pour Israël
65e anniversaire de la création de l'Etat d'Israël - Paix et éternité pour Israël

(TAMURT) – Aussi imprévisible que miraculeux, la création de l’Etat d’Israël, en 1948, révéla au monde entier la volonté d’un peuple résolu à s’affranchir de la cruauté de notre espèce. Durant son exil de 2000 ans, le peuple juif, dispersés dans le monde entier, a connu les pires persécutions. Sous les nazis, les juifs furent désignés, dans un premier temps, comme obstacle à la « purification » de la race allemande.

Ensuite vint la Shoah ou (die Endlösung der Judenfrage) c’est à dire la solution finale à la question juive. Et le monde découvrit stupéfait l’horreur, les crimes de masse, en un mot, un génocide industrialisé. Plus de six millions de Juifs, c’est-à-dire les 2/3 vivants en Europe, furent exterminés, dans des conditions monstrueuses.

En 1947, juste après la défaite des nazis, l’assemblée Générale de l’Onu dans sa résolution 181 avait reconnu la légitimité d’Israël. Le peuple juif venait de prendre définitivement conscience que seule la création d’un Etat est susceptible de les protéger de manière pérenne. Ainsi, ils ont par la voix de David Ben Gourion déclaré l’indépendance de l’Etat d’Israël, le 14 mai 1948.

Les pays arabes avaient refusé en bloc cette résolution des Nations Unies et au nom de la « cause arabe » ils ont poussé ainsi les Palestiniens dans une sanglante aventure qui n’est pas près de se terminer. Le jour même, Israël fut attaqué par cinq armées arabes. Seul et isolé dans la région, Israël les a miraculeusement repoussées.

Depuis, le jeune Etat progresse sur tous les plans et relève des défis de plus en plus complexes. Aujourd’hui, Israël est considéré comme l’une des plus grandes démocraties au monde. La justice y est indépendante. La liberté de la presse et d’expression y sont respectées et les musulmans y bénéficient de leurs pleins droits.

Les pays arabo-musulmans ayant accédé après 1948 à leur indépendance ont tous rejoint les positions anti-israéliennes de leurs « frères » de la Nahda. Même s’ils ont décidé ensemble d’entretenir coûte que coûte le problème palestinien en l’état, notamment à travers une population de « réfugiés » sur leurs territoires, cela ne devrait pas empêcher Israël de rechercher une solution équitable à cet eternel fond de commerce des dictatures arabes.

Nous savons que beaucoup de familles kabyles, contraintes à l’exil, après la sanglante guerre contre la France coloniale en 1871 et installées en Palestine, avaient officiellement demandé en vain aux autorités algériennes de les rapatrier en Kabylie. Bien que prêtes à fournir tous les documents nécessaires prouvant leur origine kabyle, leurs demandes sont demeurées sans réponse. L’Algérie préfère les maintenir en Palestine pour guerroyer contre Israël et pour dénier aux juifs, dont la présence continue sur leur terre remonte à plus de 3000 ans, le droit d’avoir un Etat.

Cette attitude des pays arabes est calquée sur celle du grand-Mufti de Jérusalem, Mohammed Amin Al- Husseini qui cultivait la haine des Juifs bien avant la création de l’Etat d’Israël. Devenu ami d’Hitler, il prêta main forte aux nazis dans leur entreprise d’extermination du peuple juif.

Nous savons aujourd’hui que les pays arabo-musulmans sont capables des pires cruautés. N’ont-ils pas souillé la mémoire de notre Reine Kahina, de notre Agellid Koceila, pour avoir résisté, au 7e siècle, aux invasions arabes ? Par petits glissements calculés, ils rabaissent notre langue au rang de patois, notre culture à une sous-culture arabe et nos résistants, nos héros, sont avilis au détriment des envahisseurs, des traitres et autres collaborateurs. A l’occasion de la commémoration du 20 avril, cette année, les trois principaux leaders kabyles étaient lynchés par les journalistes des médias arabophones algériens (presse et télévisions « privées »)

Il nous a fallu attendre notre libération du colonialisme français en 1962 pour redécouvrir le vrai visage de l’ancien colonisateur. Aujourd’hui, notre grand et généreux pays, la Kabylie, n’a même pas d’existence administrative. Pour l’Algérie, comme pour la France d’hier, vis-à-vis de l’Algérie, le peuple kabyle n’existe pas.

Bien des peuples, encore colonisés, tel le nôtre, admirent, à juste titre, le caractère, la force et la fulgurante accession du peuple juif à la maitrise de son destin.

C’est pour l’espoir, l’esprit de justice et la vision de l’avenir qu’incarne Israël que je lui souhaite, au nom du Gouvernement provisoire kabyle et en mon nom personnel, un avenir radieux.

Le peuple kabyle, dont des millions de ses enfants sont exilés, rêve aussi d’un retour triomphal sur sa terre. En attendant, Paix et Eternité à Israël.

Lyazid Abid,

Vice-président du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK)