Algérie : Mokrane Ait Larbi propose une sortie de crise

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Mokrane Ait Larbi
Mokrane Ait Larbi

KABYLIE (TAMURT) – Mokrane Ait Larbi, célèbre militant et avocat, ancien cadre et figure de proue du RCD, a proposé hier un projet de sortie de crise après les trois mois de révolte populaire en Algérie qui se sont soldés par un dialogue de sourds entre l’Armée algérienne et tous ceux qui sont censés être ses interlocuteurs.

Mokrane Ait Larbi a indiqué dans une contribution, rendue publique hier, que face au mouvement populaire, l’armée se retrouve en première ligne. Bouclier du territoire contre les agressions étrangères, elle risque d’être entrainée, une nouvelle fois, dans une aventure aux conséquences imprévisibles, ajoute Ait Larbi. Ce dernier explique en outre : « Pour son salut et pour le salut de la nation, l’armée doit sortir au plus vite de cette mauvaise posture. Après plus de 3 mois de manœuvres, de promesses non tenues et de menaces à peine voilées, le chef d’état major doit se rendre à l’évidence. Il est temps d’écouter la voix du peuple, et de répondre, enfin, à ses revendications légitimes », ajoute l’ancien numéro deux du RCD pour qui le temps est arrivé pour accompagner la volonté populaire vers son émancipation démocratique pour permettre à l’Algérie éternelle de revenir durablement dans l’histoire par la grande porte.

Que propose donc l’ex-directeur de campagne de l’élection présidentielle avortée du 18 avril dernier Ali Ghediri ?
Il souligne : pour sortir de l’impasse et préserver le caractère pacifique du mouvement, le pouvoir doit faire la preuve de sa bonne volonté par des mesures concrètes « les provocations policières contre les manifestants, les humiliations dans les commissariats, l’interdiction d’accès à la capitale, devenue zone interdite pour les jeunes de l’intérieur du pays chaque vendredi, le bouclage injustifié des places publiques, l’interdiction des conférences et des débats, toutes les manœuvres visant à créer un climat de tension doivent cesser ». Mokrane Ait Larbi ajoute qu’une fois la confiance restaurée par de réelles mesures de détente, le dialogue pourra commencer entre les représentants des forces politiques et sociales en mouvement. « Comment désigner les représentants de la révolution ? Si l’on exclut les listes de « leaders consensuels » suscitées par les manipulateurs de l’ombre, des initiatives plus sérieuses ont été avancées ; d’autres sont en cours. Par sa transparence, l’idée d’une conférence nationale de la société civile, en dehors des appareils du pouvoir et de ses clientèles, semble être la plus crédible », suggère le célèbre avocat et militant des droits de l’Homme.

Ce dernier avertit : « Loin d’être antinomiques, présidence collégiale et assemblée constituante peuvent être complémentaires. La transition du système autoritaire qui reste à démanteler, vers un Etat de droit, démocratique et social à construire, pourrait se dérouler en deux phases ».

Tarik Haddouche

4 COMMENTAIRES

  1. Azul . Salam . Bonjour . C’est exactement , ce que je pense des ses engagements politiques . au lieu de battre et de ranger du côté de Ferhat , il croit encore à une Algérie plurielle , multi – culturelle . peut – être que Bouteflika était sincère dans sa démarche – pour preuve , il a officialisé Tamazight , Yennayer – mais il a oublié que la Prestigieuse ANP experte dans la terreur des Citoyens est toujours imprégnée de l’ idéologie khrabo – islamiste et dont le chef d’état major , titre ronflant pour un ignare de ce type est un larbin des émirats arabes unis d’ où il reçoit ses ordres . pour preuve , il n’ a pas hésité une seconde , sans aucune once de morale ni de conscience à trahir le président qui l’ a fait vice ministre de la défense . ça veut tout dire de la personnalité d’ un tel homme .

  2. Écrivez ici… Le comble est que lui et Saadi continuent de croire faire l’économie des choix civilisationnels. Assumer la constitution et ses valeurs mensongères c’est condamner la Kabylie à l’arabisation-islamisation comme perspective toute l’Algérie aboutira sans faute dans l’État islamique. Il est comme Saadi dans l’autocensure. L’arabisation a régné depuis 56 ans et le misérabilisme ambiant- avec et sans les sous- dit toute la vacuité dans cette vision où l’on fait les compromis sur ce qui est sacré et on s’attend que naisse une dynamique alternative.La crise actuelle est identitaire. Le parloir arabe d’Alger a acheté les députés Berzidan n’était dictateur que parce qu’il reproduisait la culture du chef, le silence sur les dilapidations des féodaux est dans la continuité de la Oumma, une masse soumise aux injonctions du chef et ses tribuns. L’islamisme d’État est le ciment de ce système. Tout ce qui est codifié comme « constantes ».Comme benbitour qui reconnaît que les institutions sont bidon et la culture bidon mais jamais au point de chercher dans le model Kabyle de l’État, souple productif responsable. Les Arabes savent que renoncer à l’arabité et l’islamité le pays tomberait entre les mains des Berbères, depuis la mort d’Abane c’est la devise de la politique algérienne. Mokrane et Est Ahmed Tabou Saadi nous enfarinent dans cette informe Algérie révolutionnaire des Vendredi après la prière et pense garder le triptyque qui ligote le pays. Comme les mêmes valeurs ont produit le bazar actuel, je ne crois pas aux miracles si l’arabisation est faite par les Kabyles…

  3. Le comble est que lui et Saadi continuent de croire faire l’économie des choix civilisationnels. Assumer la constitution et ses valeurs mensongères c’est condamner la Kabylie à l’arabisation-islamisation comme perspective toute l’Algérie aboutira sans faute dans l’État islamique. Il est comme Saadi dans l’autocensure. L’arabisation a régné depuis 56 ans et le misérabilisme ambiant- avec et sans les sous- dit toute la vacuité dans cette vision où l’on fait les compromis sur ce qui est sacré et on s’attend que naisse une dynamique alternative.La crise actuelle est identitaire. Le parloir arabe d’Alger a acheté les députés Berzidan n’était dictateur que parce qu’il reproduisait la culture du chef, le silence sur les dilapidations des féodaux est dans la continuité de la Oumma, une masse soumise aux injonctions du chef et ses tribuns. L’islamisme d’État est le ciment de ce système. Tout ce qui est codifié comme « constantes ».Comme benbitour qui reconnaît que les institutions sont bidon et la culture bidon mais jamais au point de chercher dans le model Kabyle de l’État, souple productif responsable. Les Arabes savent que renoncer à l’arabité et l’islamité le pays tomberait entre les mains des Berbères, depuis la mort d’Abane c’est la devise de la politique algérienne. Mokrane et Est Ahmed Tabou Saadi nous enfarinent dans cette informe Algérie révolutionnaire des Vendredi après la prière et pense garder le triptyque qui ligote le pays. Comme les mêmes valeurs ont produit le bazar actuel, je ne crois pas aux miracles si l’arabisation est faite par les Kabyles…

  4. Le comble est que lui et Saadi continuent de croire faire l’économie des choix civilisationnels. Assumer la constitution et ses valeurs mensongers c’esr condamner la Kabylie à l’arabisation-islamisation comme perspective toute l’Algérie aboutira sans faute dans l’Etat islamique.
    Il est comme Saadi dans l’autocensure. L’arabisation a reigné depuis 56 ans et le misérabilisme ambiant- avec et sans les sous- dit toute la vacuité dans cette vision où l’on fait les compromis sur ce qui est sacré et on s’attend que naisse une dynamique alternative.
    La crise actuelle est identitaire. Le parloir arabe d’alger a acheté les députés Berzidan n’était dictateur que parce qu’il reproduisait la culture du chef, le silence sur les dilapidations des féodaux sont dans la continuité de la Oumma, une masse soumise aux injonctions du chef et ses tribuns. L’islamisme d’Etat est le ciment de ce système. Tout ce qui est codifié comme « constantes ».
    Comme benbitour qui reconnait que les institutions sont bidon et la culture bidon mais jamais au point de chercher dans le model Kabyle de l’Etat, souple productif responsable. Les arabes savent que rennoncer à l’arabité et islamité le pays tomberait entre les mains des Berbères, depuis la mort de Abane c’est la devise de la politique algérienne. Mokrane et Ait Ahmed Tabou Saadi nous enfarinent dans cette informe Algérie révolutionnaire des Vendredi après la priére et pensent garder le triptyque qui ligote le pays. Comme les mems valeurs ont produit le bazar actuel, je ne crois pas aux miracles si l’arabisation est faite par les Kabyles..

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