Moines de Tibéhirine : un juge français veut autopsier leurs crânes

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ALGÉRIE (Tamurt) – Le juge souhaite, selon la même source, entendre une vingtaine de témoins sur place. Une autopsie de ces têtes pourrait permettre au juge de recueillir des indices sur les conditions de leur mort.

Le juge Trévidic a réuni en octobre 2011 les familles des victimes pour leur exposer sa démarche et obtenir leur assentiment, précise-t-on.

Après avoir suivi la thèse islamiste de l’assassinat des sept moines, l’enquête judiciaire s’est orientée depuis 2009 vers une bavure de l’armée algérienne, après les révélations d’un militaire français en poste à Alger à l’époque des faits.

Les sept moines de l’Ordre de Cîteaux de la stricte observance avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère isolé situé près de Médéa.

Le Groupe islamique armé (GIA) de Djamel Zitouni avait revendiqué l’enlèvement et l’assassinat des moines. Leurs têtes avaient été retrouvées le 30 mai au bord d’une route de montagne mais leurs corps ne l’ont jamais été.