On réprime à souhait – Le sit-in des familles des disparus à Alger réprimé

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République du bâton. Le recors à la force est systématique. La peur terrorise le régime qui ne sait faire qu’une chose : l’usage de la force et de la répression.

Encore une fois, les services de police ont réprimé un sit-in des familles de disparus tenu, hier matin, devant la grande poste à Alger pour dénoncer la charte pour la paix et la réconciliation nationale qui « n’a rien apporter aux victimes » et pour « exiger une commission d’enquête indépendante et partielle », nous a déclaré Hacene Ferhati, frère d’un disparus et membre fondateur de SOS Disparus.

Les services de sécurité étaient mobilisés en force pour encercler la soixantaines de membres de SOS disparus et de militants des droits de l’Homme de représentant de plusieurs mouvements venus soutenir les membres des familles de disparus.

Plusieurs participants au sit-in ont été interpellés par les services de sécurité. Parmi les militants interpellés Kader Afak et Douaib Laadjal du Réseau de Défense des Libertés et de la Dignité (RDLD) et le jeune blogueur et web activiste Tarik Mammeri. La police les a conduits au commissariat de Cavignac pour les libérer en fin à 14 h.

Dans un communiqué de presse rendu public hier, 29 septembre à l’occasion du 7ème anniversaire de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, les familles des disparus ont lancé un appel aux autorités algériennes pou « agir de bonne foi en ratifiant la Convention internationale contre les disparitions forcées, signée le 06 février 2007. Elles ne pourront accepter aucun compromis qui porte entrave à leur droit à la Justice et à leur droit à la vérité sur les conditions de disparition des milliers d’Algériens, un compromis qui aura comme seul objectif d’occulter et retarder la vérité, ce qui serait insupportable pour les générations futures. »

Madjid