Arabes de service et Kabyles de service unis contre la Kabylie.

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CONTRIBUTION (Tamurt) – La Kabylie s’écroule sous le poids d’une politique destructive d’un gouvernement central qui préfère se rabaisser devant les potentats du Moyen-Orient et de l’extrême-droite française.
Aucune réponse officielle à ce richissime saoudien Walid Ibn Talal (Tamurt du 11.10.2012) qui ne voulait pas que la langue berbère (Tifinagh et Kabyle) soit introduite dans Windows 8 et à cet ancien ministre
de Sarkozy, Bernard Longuet qui a osé faire un bras d’honneur sur une question à la repentance du gouvernement français sur son passé colonial en Algérie. Une réponse d’un politicien français irresponsable à un système qui se sent aussi peu responsable de l’image de l’Algérie et qui s’est bâti et se construit toujours en cassant du kabyle.

Voilà le constat que je fais chaque fois que je reviens de ce pays kabyle, autrefois plein de vitalité. Même les arbres chantaient et les collines dégageaient une résistance comme innée.
La kabylie rebelle et fière se lisait même dans la flore et la faune du terroir kabyle. Aujourd’hui le vent et
la brise en Pays Kabyle semblent être des pleurs et lancent un message pour pouvoir sauver ce pays, ce peuple que le colonialisme arabo-islamiste veut
soumettre et faire disparaître à jamais de l’Afrique du Nord.

Le Pays kabyle est poussé à sa perte par une caste du système central d’Alger. Elle s’affiche arrogante par son armée, sa gendarmerie, sa police et ses
fonctionnaires qui rappellent les anciens maîtres du colonialisme français. Le caïd n’est plus ce pantin à cheval désigné et payé par l’administration française, mais cet administrateur nommé par le nouveau pouvoir d’Alger depuis 1962. Il est en général issu d’une autre région algérienne et ne se soucie que du programme fomenté par le système antikabyle d’Alger.
Pour asseoir son pouvoir il use de tous ses moyens pour corrompre quelques locaux achetés pour quelques Dinars ou avantages matériels.
La langue kabyle est rare dans leur discours. Même pendant les festivités du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, les affiches proclamant cet anniversaire ne portent aucune phrase en langue kabyle. Elle est bannie de son propre sol, de son milieu naturel alors qu’elle est nationale. La supercherie du pouvoir arabiste de ces arabes de service d’Alger se voit renforcer par la niaiserie ou le cynisme des supplétifs arabo-islamistes que sont les kabyles de service.
L’exemple actuel le plus frappant est Amara Benyounes, président du MPA. Un sous-parti du FLN et aussi le bras politique des services de sécurité d’Alger. Comme dans le sport, les lièvres en politique finiront sur la touche de l’Histoire.
Les kabyles devraient répondre par assurer la survie de leur culture en sauvant bien sûr leur langue, leur culture, mais aussi l’espace écologique de leur beau pays.
Les ordures dans les champs et au bord des routes, la pollution des assifs (rivières) et de la nappe phréatique, ne font que le bonheur des antikabyles. La génération des MADE-IN-KABYLIA, celle qui a maintenu le pays kabyle autonome jusqu’à 1962 se reduit de plus en plus avec le temps.
Rien de plus sage que de reprendre leur flambeau pour une Kabylie libre et autonome et barrer la route à ces berbères arabisés par l’Islam que sont les Chadly, les Nezzars , les bouteflikas et leurs adeptes

Hsen Ammour