Djamel Ould Abbès (FLN) au sujet du musée : C’est pour soustraire Matoub Lounès aux indépendantistes

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Djamel Ould Abbes
Djamel Ould Abbes

ALGÉRIE (Tamurt) – Djamel Ould Abbès, qui s’exprime au nom du président de la République Abdelaziz Bouteflika, depuis quelque temps, vient d’expliquer les vrais desseins de la décision, prise par Abdelaziz Bouteflika, visant à soutenir et financer un musée dédié entièrement au rebelle Matoub Lounès dans son village natal Taourit Moussa dans la région d’Ait Mahmoud, près d’At Douala.

Les observateurs, qui ont pensé hâtivement, qu’une telle décision est venue du fond du cœur en guise de reconnaissance de l’apport incommensurable de Matoub Lounès dans le combat identitaire et les valeurs de laïcité et d’universalité ainsi que pour son talent d’artiste exceptionnel et hors-pair se sont trompés donc.

Djamel Ould Abbès vient d’apporter clairement la réponse à toutes les questions que l’on n’a pas cessé de se poser au lendemain de l’annonce de la décision en question par Azeddine Mihoubi, le ministre de la Culture, après avoir reçu dans son bureau à Alger, Malika Matoub.

Ainsi, Djamel Ould Abbès a affirmé que cette décision vise à soustraire la figure symbolique de Matoub Lounès des mains des indépendantistes kabyles, bien sûr sans citer nommément ces derniers mais en faisant clairement allusion à eux. Djamel Ould Abbès, qui est le secrétaire général du Front de Libération National, a indiqué que cette décision « prouve », d’après lui, que le président de la République, « est bel et bien au-dessus de la politique politicienne ».

Il affirme ceci en feignant de ne pas remarquer à quel point il se contredit. Car prendre une décision, non par conviction, mais juste pour barrer la route à un mouvement libre, est justement un acte qui relève purement de la politique politicienne.

Ould Abbès a ajouté en affirmant que la décision prise par le président de la République de financer et de soutenir la réalisation d’un musée Matoub-Lounès s’inscrit, en outre, dans le cadre du parachèvement du processus de la réconciliation nationale. Sans doute, celle de Malika Matoub avec Hacène Hattab. Car après s’être réconciliée avec presque tout le monde, il ne reste plus que cet « émir ».

Tarik Haddouche