Cour d’Alger : Acquittement confirmé en appel pour Hocine Azem (URK) et deux de ses co-accusés

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Cour d'appel d'Alger
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ALGERIE (TAMURT) – Le procès de cinq militants et leaders politiques kabyles, dont Hocine Azem, cadre de l’Union pour la République Kabyle (URK), s’est déroulé, ce dimanche 09 juillet, à la cour d’Alger. Il s’agit d’un deuxième procès, car le premier, prévu également le même jour, a été renvoyé à la prochaine session. Au terme de son réquisitoire, le parquet a requis de lourdes peines allant de 03 à 20 ans de réclusion criminelle à l’encontre de ces militants kabyles.

Le verdict dans le procès en appel des militants kabyles Hocine Azem, Hamou Boumedine, Boussad Beche, Bouaziz Ait Chebib et Belaid Amarkhodja est tombé tard dans la nuit du dimanche 09 juillet. La justice a confirmé l’acquittement prononcé en première instance au profit des trois premiers militants, a-t-on appris auprès de Lyazid Abid, porte-parole de l’URK, un mouvement luttant pacifiquement en faveur de l’indépendance de la Kabyle. Concernant Bouaziz Ait Chebib, il a été condamné à condamné à une peine de 2 ans de prison dont 1 an avec sursis et à 50 000 DA d’amende pour « atteinte à l’intégrité du territoire national » (article 79 du code pénal). Quant à Belaid Amarkhodja, il écope d’une peine de 3 ans de prison ferme et 50 000 DA d’amende pour « outrage à fonctionnaire », « offense au prophète de l’islam », « incitation à la haine parmi les citoyens en prônant la violence » et « diffamation ».

Sa peine a été réduite d’un an, car il a été condamné en première instance, le 09 décembre dernier, à 4 ans de prison ferme. Pour rappel, ces cinq leaders politiques kabyles ont été arrêtés en juin 2021 dans le cadre de la répression contre la Kabylie enclenchée par le régime algérien il y a plus de trois ans. Faussement accusés de terrorisme sur la base de l’article controversé 87 bis du code pénal algérien, ils ont été placés sous mandat de dépôt depuis plusieurs mois. A noter que le parquet a requis contre ces militants pacifiques de lourdes peines. En effet, le procureur a réclamé 03 ans de prison ferme à l’encontre de Bouaziz Ait Chebib, 05 ans de de prison ferme contre Hamou Boumedine, 10 ans de réclusion criminelle contre Hocine Azem et Boussad Becha et enfin 20 ans à l’encontre de Belaid Amar Khodja.

Ce dossier a débuté au niveau du tribunal de Draa El Mizan (Tizi Wezzu) avant son transfert au pôle pénal du tribunal de Sidi M’hamed (Alger), où de graves et farfelues accusations de terrorisme en lien avec l’article 87 bis du code pénal algérien ont été formulées à l’encontre de ces militants politiques, dont le pacifisme est connu et reconnu de tous.

Aksil K.

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