A cause de la forte implantation de ce parti en Kabylie – « Mouloud Hamouche ne souhaite pas le soutient du FFS »

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Le départ de Bouteflika des rênes du pouvoir est éminent, voir son incapacité de revenir aux affaires du pays. Sa succession est déjà entamée. Une ambigüité totale, comme il est de tradition dans les régimes dictatoriaux, la substitution de Bouteflika. Ce ne sont pas les « candidats qui manquent ». Plusieurs noms ont été évoqués, ici et là. Les anciens chefs du gouvernement sont les plus cités. En plus de l’actuel premier ministre, Abdelmalek Sellal, le nom de Mouloud Hamouche revient aussi avec insistance. Quant à Ahmed Ouyahia, que tout le monde croyait qu’il sera le successeur de Bouteflika, il est complètement écarté de sérail. Sa mission est terminée. « Ouyhia ne sera jamais résident de la république, pour l’unique et simple raison : il est Kabyle. Aucun Kabyle ne pourra accéder à ce poste suprême », avait déclaré au début des années 2000 Ferhat Mheni sur le plateau de Berbère Télévision. Peu de gens l’ont cru à l’époque, y compris les militants du MAK, mais le temps lui a donné amplement raison. C’est l’actualité qui l’atteste.
Mouloud Hamrouche, enfant prodige de la vile des Pons Suspendus, Constantine, le fief des arabisants, s’agite ces derniers temps et multiplie les déplacements et rencontre en vue de s’installer au Palais d’El Mourdaia. Il veut quand même tenter sa chance, lui qui s’est taillé le costume d’opposant depuis plusieurs années, mais il n’a jamais dérangé personne au pouvoir.
Mais curieusement, ce personnage politique, très rusée, qui a gravé les échelons s au sein du pouvoir depuis les années 1970, a pris ces distances avec son allié traditionnel, le FFS. L‘ancien protocole de Houari Boumediene et l’ami intime de Hocine Aït Ahmed, sait pertinemment ce qu’il fait. Un soutient du FFS à la candidature de Mouloud Hamrouche signera son acte de décès politique, pour la simple raison que la plupart, pour ne pas dire tous les militants de ce parti sont des Kabyles, et d’autres part, ce parti à perdu du terrain même dans on propre fief. Donc le soutient du FFS ne portera à vrai dire que préjudice à sa candidature. Pour Hamrouche, il vaut mieux s’en passer des services de ces amis du FFS, une manière de prouver aux décideurs qu’il n’a aucun lien avec les kabyles et leur garantira si jamais on le place au sommet de continuer dans le même sillage politique envers cette région.
Le cas de l’isolement d’Ahmd Ouyahia a donné à réfléchir à Mouloud Hamrouche. Ouyahia qui a montré patte blanche aux décideurs ne lui a pas suffi pour gagner leur confiance, alors quoi dire si Hamrouche s’allie avec les Kbayles ?

Si Mouloud, comme préfère l’appeler ses adeptes, n’a même pas rependu à l’invitation du FFS à son dernier congrès, contrairement à ses habitudes.
Par ailleurs, pour ceux qui reprochent à ‘ex-chef du gouvernement durant le règne de Chadli qu’il était un planton, ces allégations ne sont que des assertions de ces détracteurs jaloux de lui. Mouloud Hamrouche, faut-l le dire, est l’un des premiers responsables politique algériens à s’instruire. Il a obtenu son doctorat en droit à l’université d’Oxford, en Angleterre, durant les années 1970, alors que la plupart des militaires et des ministres, et jusqu’à présent leur niveau d’instruction ne dépasse pas le cycle primaire. Même Bouteflika n’a pas eu son BAC au Maroc. C’es(t pour cette raison qu’on essaye de lui coller l’étiquette d’un planton, alors que son poste au sous le règne de Boumediene était très important, puisqu’il était le premier protocole de dictateur Boumediene. Un poste qui n’est pas à la portée de n’importe qui.
Youva Ifrawen